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LE NOMBRE D’OR en peinture et sculpture

Définition du nombre d’or ou proportion dorée : c’est le rapport le plus harmonieux entre deux grandeurs.

 

Histoire :
– De tous temps, sculpteurs, peintres et architectes ont cherché à établir des proportions magiques, géométriques, parfaites !
– Le sculpteur grec Phidias (Ve siècle av JC) a utilisé le nombre d’or pour le Parthénon d’Athènes (bâtiment, statues). La lettre grecque phi peut ainsi être utilisée pour désigner le nombre d’or.
– La pyramide de Khéops (2800 av JC) qui se mesure en coudées, a des dimensions qui sont en rapport avec ce nombre, voire avec la mesure de π… (et du mètre ? Certains le pensent, ce qui impliquerait bien sûr de connaître les dimensions de la terre).

Exemple cocasse : le mètre étalon (de nos jours) est la première unité de mesure du système métrique initial, la 10 000 000 e partie d’une moitié de méridien terrestre.

Il est par la suite utilisé, soit comme un multiple d’une longueur d’onde, soit comme la longueur du trajet parcouru par la lumière dans le vide pendant une durée d’un 299 792 458 e/seconde. Ah, les thermomètres !

Dunes

Pyramides de sable : Khéops n’est pas loin.
Le nombre dort en sarcophage d’or près des sables dorés.

– Euclide (IIIe s av JC) fait référence au rapport géométrique harmonieux entre deux sections.
– Le mathématicien Fra Luca Pacioli écrit « la divine proportion » en 1498.
– Le philosophe Adolf Zeising (XIXe s ap JC) trouve le rapport du nombre d’or dans beaucoup de monuments classiques. Il introduit le côté mystique et le mythe du nombre d’or.
– De nombreux ouvrages du XXe s sur les arts et la nature insistent sur la prééminence du nombre d’or. L’architecte Le Corbusier donne les proportions des parties du corps.

– On peut aussi noter d’autres nombres d’or :

Cycle lunaire de 19 ans introduit par l’astronome Grec Méton au Ve siècle av JC et inscrit en lettres d’or sur les monuments publics.

L’inverse du nombre habituel est parfois aussi appelé nombre d’or : 0,5 x (racine de 5 -1).

 

 Le chiffre  du nombre d’or : φ

0,5 x (racine de 5 +1) = 1,618033988…

Des millions de décimales peuvent être trouvées. Le chiffre n’est donc pas rigoureux.

– Comment l’utiliser simplement : vous multipliez la petite dimension par 1,62. Si le résultat donne à peu près la grande dimension, vous êtes proche du nombre d’or.
Soit en plus simple et approximatif, mais suffisant pour un usage courant d’esthétique : une dimension d’un gros tiers associée à une dimension de deux petits tiers.

– Un compas pointé à la moitié du côté d’un carré pourra donner deux rectangles d’or.
Si vous aimez les mathématiques, vous pourrez facilement trouver d’autres calculs sur la question.

rectangles d'or

Rectangles d’or

a : carré rouge de référence

b : rectangle d’or vert

a + b : rectangle d’or également

 

 Qu’en penser ? : ce que vous voulez !
– Vous pensez avoir trouvé dans le nombre d’or la pierre philosophale ou le Graal ? Vous êtes adepte d’une conception de beauté absolue, de clef du monde et de « divine proportion » ?
– Vous voyez un peu de mystère et de magie dans l’artistique ? Peut-être, mais il y a aussi de l’envie, de l’observation et du travail (par étapes et j’espère avec du plaisir).
– Un rectangle standard dessiné par quelqu’un est souvent peu éloigné du nombre d’or. C’est la preuve de son importance, ou la banalité d’une proportion dont l’énoncé interdit le carré et qui accepte l’approximation.

– Imaginons un chiffre quelconque que l’on veut rendre magique : 11. On pourra trouver bien des exemples « naturels » qui s’en rapprochent, et encore plus si l’on accepte les chiffres proches : 10 et 12
– Quand on cherche, on trouve. Par exemple, cherchons le chiffre de 1,4 depuis l’antiquité. Ce chiffre n’a rien à voir avec le nombre d’or. Pourtant, de nombreuses preuves de son importance pourront être trouvées. C’est aussi presque la racine de 2, et une feuille standard A3, A4…

– Une pyramide égyptienne n’aurait-elle pas pu être un peu plus pointue ou trapue sans que cela dénature son aspect majestueux, prestigieux ou sa solidité ? De plus, toutes les pyramides de l’antiquité ne répondent pas à ce calcul.
– Le corps humain ? On peut chercher en priorité les distances au nombril symbolique originel. C’est une tendance naturelle mais très arbitraire.
Les membres ? Cela fonctionne peu, mais une phalange s’en rapproche déjà davantage dans ses dimensions largeur longueur.
Votre corps n’est pas dans la « divine proportion » du calcul ? C’est ennuyeux : faudra-t-il changer l’Homme ou la calculette ?
– La répartition des étamines de tournesol répond au nombre d’or, mais les exemples qui ne fonctionnent pas dans la nature sont légion.
– Une image dont le sujet principal ou la ligne d’horizon sont décentrés, cela fonctionne souvent en standard, mais pas toujours lorsqu’une idée prévaut sur les canons esthétiques académiques.
Le portrait de face traditionnel du peintre ou du photographe est souvent centré gauche-droite, donc pas de nombre d’or, mais l’œil est décentré vers le haut… Un animal ou personnage de profil en gros plan sera souvent décentré pour laisser de la place au regard à l’intérieur de l’image, mais c’est alors beaucoup pour éviter un questionnement : que regarderait ce personnage au nez proche du cadre ?
– Nombre d’or et dimensions des toiles à peindre ? la division Longueur/largeur rapproche plus du format français de toile « marine » qui n’est pourtant pas le plus utilisé, d’autant que tous les formats peuvent se valoir, du carré à l’ovale, du panoramique aux formes géométriques incongrues.
– Doit-on faire chauffer la calculette pour composer un tableau ou laisser le nombre d’or dormir ?

Répondre tous ensemble à des critères rigoureux algébriques ou géométriques ?

Et si l’à peu près mathématique est suffisant, ne peut-on pas sentir les équilibres dans la diversité ?

Cultiver son goût et affiner son regard ?

– Décentrer sensiblement un sujet est souvent plus doux et esthétique qu’une symétrie rigoureuse, mais il est agréable de sortir des canons et sentiers battus de tous ordres, y compris « les nombres d’or ». Il vaut peut-être mieux alors le faire nettement pour montrer que cela correspond à une idée, un message, une sensation. Ceci en conscience et cohérence avec l’ensemble de la composition.

Ah, l’attirance pour la magie absolue sacrée des choses… et l’or !

N. Le Clerc

 

Vous pouvez lire le livre sur la question de Marguerite Neveux, docteur en histoire de l’art, ou consulter ses articles disponibles sur internet (recherche par mots clefs).

  

Étude de Léonard de Vinci

La plus belle femme du monde?
Pas vraiment !
Étude de Léonard de Vinci sur le corps humain : « L’homme de Vitruve »
Proportions, proportions…

 

Le nombre d’or bouge-t-il,

Est-il futile dort-t-il ?

Est-ce un jaune projectile

Ou un lingot dingo ?

.

Est-ce le pays noir blanc

De l’absolu sans gris

Qui rêve de paradis,

De rires à pleines dents ?

.

Le vent souffle à l’instinct,

Nous ignore ou nous aide,

Nous respire ou nous glace.

.

Quand l’air vente, fait l’instant,

La vie est fluide d’huile

Et la voile fuit l’effort.

.

Quand le vent inutile

Clapote la vie, ondule,

Souque la pirogue, c’est pire.

.

En ivresse de friture,

Sauras-tu t’amarrer

Au dos d’un cachalot

Ou d’un poisson-volant ?

.

Plus de déconfiture,

Viens sur mon île coco

Aux vraies valeurs nature,

L’eau fraîche coule à gogo.

                                                                     ©  NL

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Dessin et peinture (article enfant n° 1)

Introduction :

– Le dessin peut être le principal moyen d’expression de la personnalité, ou être simplement une spécialité. Il est une activité naturelle et spontanée, ou construite et guidée.

– Jusqu’à 9 ans parfois, il est possible d’accompagner et stimuler l’imaginaire. Après, les enfants manquent parfois d’idées, ou affirment ne pas savoir dessiner et demandent de l’aide. On raconte des histoires ou on feuillette des documents et les idées viennent.

La démarche est bonne quand la joie et l’émotion sont au rendez-vous.

D’après les écrits de F. Le Clerc

 

Encre / 37 x 45 cm / Prague, église St Nicolas / F. LE CLERC

Encre / 37 x 45 cm / Prague, église St Nicolas / F. Le Clerc

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La recette peinture minute : l’image (article adulte n°2)

Une image dans un minimum de deux dimensions, cela peut être tout ou partie des idées, des formes, des contrastes, un équilibre.

L’idée, c’est le choix du sujet : paysage, objet inanimé, personne, animal, scène de vie, bâtiment, concept personnel…
C’est aussi une atmosphère, qui peut être un objectif ou se révéler pendant la réalisation.

La forme, c’est le dessin, sommaire ou élaboré : crayon ou dérivés, pinceau, couteau ou autres outils.

Le contraste, c’est la différence de luminance.
Du blanc et du noir sans gris, c’est le contraste maximum et le rendu est très dur.
Un bonhomme de neige sur champ de neige sous éclairage tamisé de brouillard, c’est le minimum de contraste et on ne voit rien.

L’équilibre, c’est la composition, l’esthétique, l’harmonie.
Quelques règles fonctionnent bien et permettent parfois un relatif consensus, mais on entre aussi dans le domaine du goût personnel.
Heureusement que la sensibilité perd tant à se faire enfermer en bouteille.

Si vous êtes débutant et réservez vos créations à un usage familial, vous pouvez simplement vous laisser porter par l’instinct et le plaisir.

Renseignements pour les cours de peinture à Aurillac de Nicolas Le Clerc, cliquez ici