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Les corrections (article enfant n°7)

Il ne faut pas oublier l’essentiel. Comme dit le peintre Braque :  » En art, il n’est qu’une chose qui vaille, celle qu’on ne peut expliquer « .

Le professeur est avant tout un spectateur content de voir une trouvaille, une couleur…Donc, encouragements et admiration bien avant les corrections. Des petites corrections sont parfois possibles avec son acceptation si on connaît bien l’enfant dans ses créations.

Souvent, il faut encourager longtemps avant que l’enfant révèle un monde oublié ou caché. « J’aime bien ton dessin, et toi ? »

L’enseignement sera avant tout d’aider l’enfant à se libérer de cette pesanteur qui l’entraîne à se répéter lui-même, à copier sans comprendre ni sentir, à laisser son oeuvre inachevée. « Je jette mon dessin, il est mal » veut souvent dire « Je n’ai pas le courage de continuer, je vais faire ce que je sais faire ».

Vers 10 ans, l’enfant n’est souvent plus satisfait de son dessin. Il lui manque quelque chose et l’exprime verbalement…ou pas. Il veut être « corrigé ». Il demande un jugement de valeur : bien mal, mais est surtout en attente de règles, de raisons extérieures à lui-même. On peut glisser vers un débat technique.

Vers 11-12 ans, l’observation ne suffit plus et on découvre qu’un croquis, c’est difficile. On se laisse déborder par les détails et il faut faire des choix. Les explications collectives sont plus faciles à partir de cet âge.

D’après les écrits de F. Le Clerc

 

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Le dessin préliminaire au crayon (article adulte n°3)

 

Siebe-Johannes Ten-Cate / Notre-Dame-de-Paris sous la neige / huile 60 x 73 cm

Siebe-Johannes Ten-Cate / Notre-Dame-de-Paris sous la neige / huile 60 x 73 cm

Des crayons de différente nature peuvent être utilisés : gras, secs, gris ou noirs, solides ou fragiles, faciles ou difficiles à tailler, fins ou épais, faciles ou non à gommer, qui peuvent ou doivent être fixés, qui salissent les doigts ou pas, ergonomiques, chers…ou donnés (charbon de bois).

Le dessin préliminaire est facultatif, mais souvent utile à la composition de l’image pour dessiner un sujet figuratif…et prudent.

Si le sujet n’est pas d’un graphisme trop difficile, inutile de s’y attarder à l’excès, la peinture le mangera bientôt.
Quand vous prendrez de l’assurance, vous pourrez peut-être par la suite dessiner au pinceau directement si vous le souhaitez, peut-être en commençant par un jus dilué.

Le dessin sera discret dans sa réalisation finale s’il ne doit pas apparaître sous une peinture peu opaque.
Il pourra être très présent s’il fait partie de la réalisation finale.
Chacun ses facilités, sa façon de faire et ses goûts.

On peut établir mentalement ou par un point l’emplacement du ou des sujets sur le support. Cela permettra de décider de la composition.

Il est bon de choisir la couleur dominante.
Une réflexion sur l’harmonie (équilibre des couleurs) peut bien sûr s’ébaucher.

Les proportions du sujet peuvent être mesurées si la reproduction doit être fidèle. Des rectangles provisoires au crayon peuvent enfermer le sujet dans ses proportions.
Le modèle peut être simplifié par des formes géométriques simples et (ou) les lignes principales.

Le trait est souvent peu appuyé et répété pour rechercher la forme souhaitée, puis appuyé davantage sur la meilleure ligne.
Les objectifs sont d’avoir une vision d’ensemble et de ne pas perdre de temps à reprendre des détails si les proportions ne sont pas respectées.

Faites vos essais sur des sujets simples…et statiques (objet ou nature inanimée, appelée aussi nature morte) et habituez-vous à travailler sans trop de gomme pour corriger les lignes à partir des traits d’essai, par touches successives, de l’approximatif vers le précis, du trait doux au plus contrasté.

Les mots sont peut-être plus compliqués que les actions…