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Pensées de A à Z

PENSÉES ET CITATIONS de A à Z 

4ème semaine

Extraits de Pensées et citations : onglet « Galeries », puis « Écrits », puis « Pensées »

– Aveuglement et ne pas juger : « Pourquoi regardes-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et ne remarques-tu la poutre qui est dans le tien ? » (Evangiles). De nombreuses expressions équivalentes à travers le monde.

– Qui veut noyer son chien l’Accuse de la rage (rendu célèbre par Molière).

– Les seules personnes dont on a Besoin dans la vie sont celles qui ont besoin de nous dans la leur.

– Certains me prennent pour Google. Ils me cherchent juste quand ils ont Besoin de quelque chose.

– Malgré ce qu’il pense, l’homme ne fait qu’accompagner la femme dans son Besoin de maternité. Aimer ses enfants est par la suite naturel.

– La Bêtise est la graisse du cerveau. C’est se dire « je vis et ça me suffit » (J. Brel).

– Vouloir faire du Bien en imposant ses vues, c’est souvent faire du mal (NL).

– Vrai, Bien, utile : voir au mot Médire pour le test du triple filtre de Socrate.

– Le véritable Bien se trouve dans le repos de la conscience (Claire Villeneuve).

– On est tous Bizarres car différents. Il serait si ennuyeux que nous soyons des clones. On serait alors des clowns tristes (NL).

– La Bonne volonté dans l’ignorance fait des dégâts (A. Camus).

Donner des leçons de ses croyances et vérités partielles est un peu la même chose (NL).

– La seule chose qui est bonne sans qualification est la Bonne volonté (Emmanuel Kant).

– La Bonne volonté raccourcit le chemin.

– L’horreur humaine se plait avec délice à s’abriter derrière des dogmes de Bonnes intentions (NL).

 

A suivre, de semaine en semaine…

UNE LUEUR D’ESPOIR

Un très beau livre pour enfant de 6 à 10 ans (et pour adulte), couleurs douces et dessins soignés, texte intéressant sympa original :

UNE LUEUR D’ESPOIR

28 x 22 cm et 61 pages, broché, papier de qualité et tarif serré.

Texte et dessins travaillés originaux : superbe

Texte et dessins travaillés originaux : superbe

 

Le Liban

Un lit au Liban ©

Ce matin au lever
Il me vient une idée
C’est toi qui me l’a soufflée
Fée magique alitée,
En éventail nos doigts d’pieds
N’ont pas froid c’est l’été.

*

Un message par les mots
Ballots gros sans barreaux
Délirants étourdis
Riches en sucre et en fruits,
Au pays des mille nuits
Sur les plages coule l’envie.

*

Je sais c’est étonnant
C’est l’orage au Liban,
Au pays de pas d’pluie
Des grenades de soleil
Nous sortent du sommeil
En sursaut ça suffit.

*

La grand’rue c’est l’far west
L’château d’eau renversé
Deux canards dandinés
Plumes au vent dans un geste,
Plus de jus, juste un zest
Plus d’conflit, pas d’confit.

*

Le cèdre du Liban
A la branche brisée
Sera revigoré
Les brindilles bien gorgées,
Le vieux bois f’ra un banc
Comme colombe peint de blanc.

*

Assis les amoureux,
Plus de bombes ni de feu.

                                                                           Texte de Nicolas Le Clerc ©

Liban ? Un autre banc... avec son lit de drap blanc. Le doux et le dur si proches ! Aquarelle N.L.

Liban ? Un autre banc… avec son lit de drap blanc, froid et duveteux. Le doux et le dur si proches !
Aquarelle N.L.

Cèdre du Liban.  Photo NL

Cèdre du Liban. Photo NL

Notre-Dame de Paris, la suite…

EN BREF…

Retard logique dans les travaux de reconstruction-remise en état… par rapport à l’objectif politique optimiste de 5 ans.

Cela prendra peut-être beaucoup plus, ou même « very » beaucoup plus de temps en langage superlatif de bon français de cuisine !

Actions : démontage prudent de l’échafaudage, dépollution technique du plomb, puis mise en oeuvre du projet définitif qui sera décidé parmi tous ceux proposés.

Ce qui est certain, c’est que tout ne sera pas à l’identique.

Dans le respect de « l’esprit » de l’oeuvre et de son histoire ? Sans doute, mais ce ne sont que des mots !

L’enquête ? Instinctivement, on peut penser au complot, que c’était une malveillance volontaire ou un acte de terrorisme.

On peut aussi sagement écouter les conclusions provisoires de l’enquête qui s’affirment comme nettes.

Évidemment, si une autre cathédrale brûle… Hors de toute enquête, cela commencerait à devenir suspect !

En rapport avec les travaux de remise en état de l’époque : accident d’imprudence, ou accident électrique qui était un risque reconnu comme sous évalué dans cet espace de charpente en bois avec poussière.

Le retard dans le déclenchement de l’alerte incendie est une autre question.

Il ne faut pas oublier que le travail des pompiers a évité une destruction totale.

PAR LE LIEN SUR CES MOTS, VOIR L’ARTICLE DU 24 AVRIL 2019

Une autre cathédrale : Bourges. Acrylique 60 x 80 cm N.L.

Une autre cathédrale : BOURGES. Acrylique NL. Toile de 60 x 80 cm (voir sur le site « Galerie », puis « Grandes toiles »).

Dessin, peinture, photo : l’instinct

L’instinct guide parfois. Quelques exemples de tentations pas trop recommandées :

– – – – – – – – – – – –

DESSIN : 

– Il est tentant d’espérer la « perfection ».

– Il est tentant d’appuyer le trait de crayon pour avoir un bon résultat au premier contact avec le papier.

– Il est tentant de tourner le papier à dessin comme on le fait parfois en écrivant un texte sur une feuille lignée. Ceci sans que les verticales, horizontales et lignes de fuites ne sont encore posées.

– Il est si tentant… d’être tenté !

PEINTURE :

– Il est tentant de prendre un pinceau petit et précis dès le début d’un travail. Pourtant, l’usage de dessin ou peinture préfère souvent poser le « général » des formes avant de détailler.

– Il est tentant de n’accepter que des avis positifs sur son travail.

– Couleurs :

Il est tentant de mettre du culturel, de l’historique, des besoins ou de l’instinct dans les couleurs : normal.

En synthèse soustractive, il est tentant de voir dans le vert une couleur secondaire à part, qui ne porte pas de façon évidente instinctive la parenté du bleu et du jaune : normal.

PHOTO :

– Il est tentant d’appuyer sur le déclencheur avec tout le bras, plutôt que juste avec l’index.

– En cadrant, il est logique de se fixer sur les visages. Mais il est tentant d’oublier les pieds en les coupant : douloureux !

– Il est tentant de ne voir dans le matériel que la puissance du zoom et le nombre de pixels, en oubliant la taille du capteur et la luminosité de l’objectif.

– Il est tentant de vouloir faire rentrer dans le cadre photo le monde entier avec tous ses objets.

– Il est tentant parfois de mitrailler en nombre, sans trop sélectionner à la prise de vue ou en post traitement.

– Il est tentant et instinctif d’être tenté par un énorme gâteau à la crème sur les doigts sans se soucier de l’encrassement du matériel. Mais je m’égare et vous avez certainement bien d’autres exemples, sérieux ou pas !

*

Si l’instinct choisit une fois, dix instincts gagneraient à être distincts (N.L.)

L'instinct grégaire

L’instinct grégaire / Si vous aimez les taxes, cherchez le nombre de chevaux… fiscaux (photo N.L.)

(ph NL)

Le smartphone en photo

Toujours dans la poche, il vous accompagne partout.
Le smartphone d’aujourd’hui n’est plus, en photo, celui de papa.

Vous pouvez aussi l’appeler portable, photophone, mobile multifonction ou téléphone intelligent… à votre choix.

Il repousse les appareils photo compacts, compact experts, hybrides et reflex vers leurs progrès… qui ne cessent pas non plus. Ils permettent tout de même une meilleure maîtrise, de profiter d’un capteur de grande taille et… d’avoir un pare soleil !
Donc, sauf pour l’apprentissage, il ne sert plus à grand-chose d’avoir un appareil photo compact bas de gamme.

N’oubliez pas que, même si les écrans sont précis ou très précis, une image affichée en petit format (smart) semble souvent facilement nette.

*

– Quel choix de smart ? Aujourd’hui, je pourrais vous répondre, mais consultez plutôt les bons sites comparatifs actualisés.

Les objectifs multiples (télé, grand angle voire également objectif avec logiciel dédié pour le portrait) sont une solution, mais pas forcément.
Pour exemple à ce jour et dans quelques marques, on s’en passe parfois pour un résultat excellent à très petit prix (ex : Google Pixel 3a).
Le grand angle avec ses inévitables déformations causées essentiellement par le point de vue ne sera pas disponible. Reculez-vous un peu et cela répondra à bien des situations (sauf mur ou falaise derrière vous !).
Le téléobjectif parfois optique puis complété par le zoom numérique (ne pas en abuser pour cause de flou de bougé + de qualité d’image catastrophique, même sur pied) peut être remplacé dans bien des situations par un recadrage qui dépend des pixels disponibles (il y en a souvent trop, ce qui nuit… au résultat des photos de nuit ou en faible luminosité). Vous pouvez donc recadrer sur l’écran du smart à la prise de vue, ou en post traitement.

*

– On retrouve sur un smart tous les réglages des appareils photo, mais sans le viseur (ce qui arrive aussi sur certains appareils photo). Attention à la prise en main et surtout aux reflets d’écran sous le soleil.
Comme pour les appareils photo, la tendance actuelle est de n’utiliser que les automatismes. C’est fait pour servir mais n’oubliez pas que, si vous devenez critiques de vos images, il ne peut répondre qu’à des situations standards de prises de vues.
Vous pouvez donc le laisser travailler en vous concentrant seulement sur le cadrage et sur l’attitude du modèle quand vous faites un portrait…

*

– Vous pouvez aussi choisir un mode « résultat » : mode nuit, portrait, macro, mode sport etc…
Vous pouvez choisir si vous en avez le temps le mode HDR (sans bouger), le panoramique (peut aussi se faire en post traitement par recadrage), forcer le contraste, l’exposition ou la saturation des couleurs, la balance des blancs en situation de lumière « colorée »…
Sans trop insister sur le pourquoi, le contrôle de la profondeur de champ est souvent plus aléatoire : ouverture parfois fixe, très petit capteur…
Vous pouvez par contre cadrer un premier plan très présent (attention à la mise au point) ou utiliser la fonction de flou du mode portrait s’il existe (des imperfections de découpage informatique des cheveux peuvent apparaître).

S’il y a un stabilisateur intégré, sachez que c’est bien mais qu’il y en a de différents principes et efficacités. De plus, cela peut éviter le flou de bougé du photographe, pas celui du sujet !

*

– Accessoires extérieurs ? Stabilisateur (vous pouvez parfois vous en passer par un appui contre un mur), perche à selfie, pied photo… ? A voir, car on perd l’avantage de la compacité.

*

– Le post traitement permet aussi de faire beaucoup en respectant l’image. Certains logiciels sont simples, gratuits et très bien… ou complexes et payants.
Recadrer, foncer ou éclaircir, diminuer le poids informatique inutile, gommer une imperfection etc…
Vous pouvez payer des logiciels qui vous paraissent magiques mais qui ne font qu’une seule fonction parmi les mille fonctions d’un logiciel gratuit.

Bonne pêche aux images, avec ou sans asticot.

Iris

Iris « ensoleillé » / ph N.L.

 

HISTOIRES SURPRENANTES n°6

Histoires Surprenantes n°6

Sortie le 11 mai 2020. La force des mots !

15 € par album, sans frais de port à l’atelier

Frais de port fixe : 10 € par commande, pour 1 à 10 albums (600g par album)

Voir CONTACT

*

Tous les albums précédents sont dispo et peuvent être achetés ou consultés à l’atelier : ± 60 pages A4 / album

– 3 Albums jumelés en vers : Rêves et cris / Histoires au coin du feu  Plaisirs des mots / Battements de vie  ;  Histoires en ressort / Les grands espaces.

– 1 album enfant (à leur lire ou leur faire lire).

– 6 albums : Histoires Surprenantes en 1 ou 2 pages par histoire.

Histoires surpr 6

Page de garde : aquarelle NL

TITRES du n°6 :

L’alouette, Fil de « faire », Jeter par les hublots, Titanic, Le père, Pressés, Toi qui es parti, Je signe d’un x, Bonjour, Fourmi, Chaud et entouré, Mademoiselle canon, La vérité, L’eau et l’air, Les poulets, Chauffer les fesses, Ça va chauffer, Bon, L’escargot, En miroir, Tentacules, La goutte d’eau et le vase, La confidente, Rats, L’hirondelle faignante, Rayonne, Le coureur de jupons, Les actes manqués, L’aspirateur, La poignée demain, Arrondi, La grenouille l’œuf le bœuf, Chauds les marrons, Sur des œufs, Désordre, L’acrobate des Carpates, La bûche, Au bois, Mensonges bienveillants, A petite échelle, Le congélateur de momies, De belles prédications, Le juste milieu, Après la pluie… et le Covid, Le passant l’artiste le temps, Doux confinement, La veillée, Fernand le bondissant, Les petits métiers, Gigoter, le décolleté, Le plus gros poulet, Remonter le temps.

THÈMES du n°6 :

Discrétion, Les pansements de la vie, S’améliorer, L’enfant à la vie brève, Le souvenir du père, Toujours plus de zapping, Le souvenir, Le condamné, Les voisins de palier, Notre devenir, Les liens du cœur, L’art de la drague, Les prédicateurs et le doute, Tu dois partir à la guerre, Chacun veut juger, Il fait chaud partout, Douter dans la tourmente, Paraître bon, Une promenade de vie, Le passant discret, La pieuvre mérite notre attention, L’aventurier naufragé, La confidente, Cyclone et reconstruction, Quitter le nid, L’enfant, Le gentil coureur de jupons, Le souvenir des actes manqués, L’exigence d’être aimé, Les poignées de main qui se perdent, Tout simplifier, Remettre au lendemain, Il fait chaud, Se lâcher ou pas, Les choses mal rangées de la vie, Réussir à vivre, Sans femme au coin du feu, En cohésion avec les arbres, Mensonges par amour, En discrétion, Un déroulé de vie, Une reconversion originale,  Le milieu de choses, Après la pluie le beau tempsLe temps nécessaire pour faire, Bébé découvre le mondeLes histoires et les mots, Un handicap au jus de chatouille, des métiers cocasses pour demain, Se débattre dans la vie, Le bon qui se cache, A trop se faire remarquer, La construction de soi. 

*

Un peu d’actualité avec les 2 textes en gras. Le reste est intemporel.

Sera disponible le 11 mai 2020

 

Doux confinement

Doux confinement

Bébé ouvre les bras et les yeux. Tout est à découvrir dans ce nouveau monde.
Il voit des têtes d’œufs au dessus de lui et gazouille ses seuls mots de vocabulaire : « maman, papa, confiné, toussent aux abris ».

Mais il pense plus qu’il ne parle et se dit derrière ses yeux ronds émerveillés :
« Christophe Colomb n’a pas découvert grand-chose de mieux ».
Il se dit aussi :
« Plus de pollution : le virus invisible rend visible l’air de la ville devenu invisible ».

*

Pendant que bébé pense, d’autres pansent à l’hôpital comme ils peuvent ses grands-parents qui aimeraient bien être bientôt au banquet des survivants.
Ils sont habillés de blanc. C’est fait exprès pour ressembler au garnissage moelleux de ouate du doudou.
D’autres également travaillent utilement.
D’autres vendent par internet du plastique coloré dérisoire au jus de pétrole.

Parfois, bébé perd son doudou. Il le cherche au doigt mouillé et se dit :
« Je pleure quand doudou est parti dans le lave-linge chaud et mouillé. Il joue au sous-marin ».

*

Bébé aime ses parents protecteurs. Il a faim et veut nager dans le bonheur.
Alors, il se fabrique une idée magique aérienne de premier avril. Il s’imagine au volant d’un tapis volant entouré de poissons volants.

Dans son biberon de bébé confiné à la maison, il couine pour avoir sa dose de confinement de canard. Il doit ôter son masque « bec de canard » pour découvrir son joli minois sans bec de lièvre.
Puis il couine de nouveau pour avoir en dessert des fruits confits confinés sucrés.
Le trou du biberon n’aura qu’à s’adapter.

Bébé a la chance d’avoir une maison. Il devrait se la jouer discrètement.

*

Une maladie nouvelle est partagée par tous et nous fait tousser sur la planète : un tremblement de terre viral.

Bébé se dit : « Bas les masques » !
« Je n’y comprends que pouic mais ça semble ne pas faire rire mes parents.

̶   Le crobe est-t-il une grosse bête qui va manger la petite ?
̶   Le crobe de nez est-t-il une bête qui veut vivre comme moi pour avoir plein de petits enfants comme j’en aurai plus tard ?

̶   En attendant, tout va bien pour moi tant qu’on me câline, qu’il ne fait pas froid et que j’ai les fesses propres. Ca gaze dans ma vie tant que j’ai le ventre plein et pas de gaz. »

*

« Mon grand-père était appelé pour la guerre : dur.
Mes parents sont confinés dans le canapé avec moi dans les bras : dur ?

̶   Depuis qu’ils sont confinés, ils disent qu’ils ont mal à la tête, qu’ils ont attrapé la ménagite en faisant le ménage tout le temps. Je sais pas si c’est grave.

̶   Quand je suis né, mes parents ont fêté la bonne année en pensant fort au fruit de leur amour, sans penser que je deviendrai leur virus mimi d’amour.
Je sais pas trop ce que c’est, mais quand je serai grand et pour exister fort, j’aimerais devenir un crocrodile, ou un virus cocornavorus à cornes, gros comme un éléphant.

̶   Dehors, les passants sont-ils masqués comme des gangsters, ou comme des Zorro justiciers ? Sont-ils plus masqués que les virus qui avancent masqués ?

̶   Se tiennent-ils à bonne distance sociale mesurée au baffomètre pour ne pas être à portée de baffes ?

̶   Se lavent-ils les mains au lance-flammes, ou dans les charbons ardents de leurs peurs et de leurs cœurs en pleurs ?

̶   En attendant, je suis content dans mon couffin, car mes parents sont coufinés aussi ».

Nicolas Le Clerc

Intégré à l’album d’Histoires surprenantes n°6 en cours d’écriture.

Autres albums disponibles : Histoires surprenantes n°1 à 5 / Contes en vers n°1 à 3 / 1 Album pour enfants.

Fraîcheur féline au Portugal

Fraîcheur féline au Portugal, Photo N.L.

Le passant et l’artiste

Pour se changer les idées de l’actualité au jus de Coronavirus…

Le passant, l’artiste, le temps :

Le passant veut du beau universel servi dans une belle vaisselle.
Il veut pour ses pages, sculptures ou toiles du magique qui vient des étoiles.

L’artiste entend cela et le cultive parfois en abusant, ou pas du tout par discrétion naturelle.
Il le prouve par ce qu’il crée à partir de ses idées mais aussi par la culture qu’il assimile.
C’est du travail, de la cohésion, de la reconnaissance aux humains du passé, de l’adaptation à une époque ou simplement une variante du travail d’un initiateur, si c’est honnête et créatif.

Le passant se pose des questions, il se demande si la création était fluide ou laborieuse, si cela a pris du temps. Ah, le temps !
Si l’œuvre a été faite rapidement, c’est la preuve d’un génie presque religieux.
Si beaucoup de temps a été nécessaire, cela pourrait motiver la valeur de l’œuvre, mais ce sera juste celle d’un travailleur tenace qui transpire de la peau comme du cerveau, pas d’un magicien.
L’artiste a ses moments de sensibilité créative… et les autres. Il est discipliné dans son emploi du temps et son travail, ou est désordonné instinctif.

Il ne réussit pas toujours et ne va intéresser que par le meilleur de ce qu’il fait. Mais ses travaux moyens lui ont été nécessaires. La vie est faite de travail, d’approximations, d’impasses. Ah, le temps !

L’artiste qui vend un peu passe l’essentiel de son énergie et de son temps à essayer de vendre. Souvent, on lui propose de dépenser trop pour se faire connaître, pour avoir la respectabilité qui rassure par les prix, pour avoir accès aux lieux de vente porteurs coûteux.
L’artiste passe l’essentiel de son temps à entretenir des relations avec des clients potentiels qui seront les ambassadeurs de ce qu’il fait, qui seront les médias d’influence par leurs réseaux.

Ses amis sont ses clients ou ses revendeurs dans la confusion des genres. Ah, le temps !

L’artiste ne fait pas d’objets utiles pour la vie quotidienne. Ce n’est pas mieux que d’offrir un bel outil qui simplifie la vie. C’est juste une communication bizarre.
Il doit faire croire doucement qu’il est admiré, aimé et reconnu par les trompettes de la renommée.
Il n’est ni un gourou, ni un ange, ni un élu. Il passe juste un peu de temps et d’attention à son travail après avoir cassé l’horloge qui, coquine et cassée, donne encore l’heure deux fois par jour au même moment.

Il n’est rien de plus.

N.L.

Portugal, photo N.L.

Portugal, photo N.L.

Après la pluie…

Après la pluie… et le Covid

En signe de sourire, 

Le cygne mouillé tout blanc

Prendra son vol dans le beau temps 

Comme un canard… sans confinement.

*

Le lien social présent 

Avec le bras ballant

En belle patience de sentiment, 

C’est du concret sans mal de dents.

*

Mais bientôt le moment

Sera beau tout autant,

Solidaire, collectif, prudent

Et à reconstruire calmement.

N.Le Clerc

Plumette qui vole au vent

Plumette qui vole au vent

L’artiste doit aimer la vie et nous montrer qu’elle est belle…

Sans lui (ou simplement « Sinon »), nous en douterions (Anatole France).