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Une copie d’image, tout simplement ? (article adulte n°4)

Pierre-Auguste Renoir / Jeunes filles au piano / huile 116 x 90 cm

Pierre-Auguste Renoir / Jeunes filles au piano / huile 116 x 90 cm

Vous pouvez construire une image d’après un objet, une nature inanimée (morte), un paysage, un modèle en trois dimensions, une ou plusieurs images assemblées, votre mémoire ou votre imagination.

–  Vous répondez à une commande pro de copie d’œuvre tombée dans le domaine public ou sur autorisation du créateur auteur ou des ayants droit ? La copie sera signée de façon non équivoque (D’après R…) ou le format sera différent de l’original pour ne pas être vous-même considéré comme contrefacteur.

Sinon, réservez vos copies au cercle familial.

–  Peut-on copier une image dans un but d’exposition, de satisfaction ou de  progression personnelle ?

Informez-vous si l’exposition à laquelle vous envisagez de participer accepte les reproductions autorisées par rapport à ses usages ou son public.

Vous pouvez bien sûr copier un tableau qui vous est personnel, en le modifiant pour respecter l’originalité de toute œuvre d’art qui n’est pas légalement à tirages multiples (gravure, fonte de sculpture).

–  Est-il utile et valorisant de copier une photo ? (attention au droit d’auteur)

Vous pouvez faire travailler votre imagination par la sélection des éléments retenus, le choix des couleurs et l’assemblage de plusieurs images. Vous pouvez aussi tout modifier sans vous laisser enfermer, le travail de copie rigoureuse se fait tellement mieux avec les machines jet d’encre ou laser sans pour autant apporter la texture, le relief et la conservation d’une bonne toile !

Il sera parfois nécessaire de nettoyer l’image d’éléments confus, inutiles, bouchés.

S’il peut être bien utile d’éviter les proportions et perspectives choquantes quand elles sont mal reproduites involontairement, il n’est pas toujours nécessaire de reproduire une image comme un photocopieur sans émotion. Si vous allez à l’encontre de l’étude documentaire, faites-le peut-être franchement et pour provoquer un effet volontaire.

D’autre part, certains effets typiquement photographiques pourront ou devront être corrigés : effets de filtres, reflets particuliers, déformations optiques marginales de certains grands angulaires (lignes droites prolongées proches des bords de l’image déformées en coussinet ou barillet), déformations bien plus banales et gênantes dues aux point de vue architecturaux apportés par les grands angulaires, ou parfois des puissants téléobjectifs qui écrasent les perspectives.

–  Est-il formateur de copier une toile ? (Attention au droit d’auteur)

Un tableau est déjà une interprétation, mais pourquoi pas.

Vous pourrez tout de même vous questionner sur les recettes utilisées, changer le format, la technique picturale, les couleurs, grandir un détail, faire un tableau d’une sculpture, faire une gravure d’un tableau…

Évitez peut-être de faire toujours des copies conformes pour développer progressivement votre créativité, votre imaginaire et votre  personnalité.

Il peut être intéressant de faire « à la manière de » en évitant de copier un style. On peut épurer, imaginer, mais on peut aussi simplement comprendre et adapter les éléments, techniques ou vibrations appréciées.

On peut s’approprier l’esprit d’une oeuvre pour un sujet très différent. Ainsi, une œuvre abstraite peut aider à transformer un tableau figuratif et vice versa.

Vous pouvez bien sûr faire selon vos sensations et ressentis personnels, mais tout propos d’analyse nécessaire à l’enseignement devient alors difficile.

N’oubliez pas que si la peinture est une récréation, c’est aussi une rEcréation.

–  Quelques recettes simples parmi beaucoup d’autres possibles pour disposer d’images très personnelles : dessinez un de vos proches endormis (vous l’informerez à son réveil et il n’aura pas à poser), vous-même (pied, main, portrait devant un miroir), carnet de voyage, quelques photos sélectionnées en vous demandant si l’image serait intéressante pour un public hors cercle familial affectif et partial…

Déconseillé : le croquis en gros plan du tigre affamé en liberté qui salive en vous observant.

On préfère souhaiter une bonne santé aux internautes !

Copie image

Un affreux vilain copieur qui abuse dans l’illégalité ? – Larve de dytique carnivore sur alevins siamois de truite – Photo N. Le Clerc

Le dessin préliminaire au crayon (article adulte n°3)

 

Siebe-Johannes Ten-Cate / Notre-Dame-de-Paris sous la neige / huile 60 x 73 cm

Siebe-Johannes Ten-Cate / Notre-Dame-de-Paris sous la neige / huile 60 x 73 cm

Des crayons de différente nature peuvent être utilisés : gras, secs, gris ou noirs, solides ou fragiles, faciles ou difficiles à tailler, fins ou épais, faciles ou non à gommer, qui peuvent ou doivent être fixés, qui salissent les doigts ou pas, ergonomiques, chers…ou donnés (charbon de bois).

Le dessin préliminaire est facultatif, mais souvent utile à la composition de l’image pour dessiner un sujet figuratif…et prudent.

Si le sujet n’est pas d’un graphisme trop difficile, inutile de s’y attarder à l’excès, la peinture le mangera bientôt.
Quand vous prendrez de l’assurance, vous pourrez peut-être par la suite dessiner au pinceau directement si vous le souhaitez, peut-être en commençant par un jus dilué.

Le dessin sera discret dans sa réalisation finale s’il ne doit pas apparaître sous une peinture peu opaque.
Il pourra être très présent s’il fait partie de la réalisation finale.
Chacun ses facilités, sa façon de faire et ses goûts.

On peut établir mentalement ou par un point l’emplacement du ou des sujets sur le support. Cela permettra de décider de la composition.

Il est bon de choisir la couleur dominante.
Une réflexion sur l’harmonie (équilibre des couleurs) peut bien sûr s’ébaucher.

Les proportions du sujet peuvent être mesurées si la reproduction doit être fidèle. Des rectangles provisoires au crayon peuvent enfermer le sujet dans ses proportions.
Le modèle peut être simplifié par des formes géométriques simples et (ou) les lignes principales.

Le trait est souvent peu appuyé et répété pour rechercher la forme souhaitée, puis appuyé davantage sur la meilleure ligne.
Les objectifs sont d’avoir une vision d’ensemble et de ne pas perdre de temps à reprendre des détails si les proportions ne sont pas respectées.

Faites vos essais sur des sujets simples…et statiques (objet ou nature inanimée, appelée aussi nature morte) et habituez-vous à travailler sans trop de gomme pour corriger les lignes à partir des traits d’essai, par touches successives, de l’approximatif vers le précis, du trait doux au plus contrasté.

Les mots sont peut-être plus compliqués que les actions…

La recette peinture minute : l’image (article adulte n°2)

Claude Monet / Le train dans la neige, la locomotive / Huile 59 x 78 cm

Claude Monet / Le train dans la neige, la locomotive / Huile 59 x 78 cm

Une image dans un minimum de deux dimensions, cela peut être tout ou partie des idées, des formes, des contrastes, un équilibre.

L’idée, c’est le choix du sujet : paysage, objet inanimé, personne, animal, scène de vie, bâtiment, concept personnel…
C’est aussi une atmosphère, qui peut être un objectif ou se révéler pendant la réalisation.

La forme, c’est le dessin, sommaire ou élaboré : crayon ou dérivés, pinceau, couteau ou autres outils.

Le contraste, c’est la différence de luminance.
Du blanc et du noir sans gris, c’est le contraste maximum et le rendu est très dur.
Un bonhomme de neige sur champ de neige sous éclairage tamisé de brouillard, c’est le minimum de contraste et on ne voit rien.

L’équilibre, c’est la composition, l’esthétique, l’harmonie.
Quelques règles fonctionnent bien et permettent parfois un relatif consensus, mais on entre aussi dans le domaine du goût personnel.
Heureusement que la sensibilité perd tant à se faire enfermer en bouteille.

Si vous êtes débutant et réservez vos créations à un usage familial, vous pouvez simplement vous laisser porter par l’instinct et le plaisir.

Renseignements pour les cours de peinture à Aurillac de Nicolas Le Clerc, cliquez ici

Composition de l’image, Auvergne, Cantal… (article adulte n°1)

Paul Gauguin / Paysage de Bretagne. Le moulin David / Huile 74 x 92 cm

Paul Gauguin / Paysage de Bretagne. Le moulin David / Huile 74 x 92 cm

Dans la composition de l’image, le sujet peut être adapté au format ou l’inverse. Le format peut aussi être choisi selon le lieu d’accrochage. Il vaut mieux bien traiter et isoler un sujet simple donc choisir, que d’empiler. On peut prendre un cadre en carton, cadrer avec les mains…ou s’en passer. Vous avez fait de la photo ?

360° d’informations visuelles sans choix ni idée définie ne rentreront pas plus dans un rectangle que dans une bouteille. Faut-t-il mettre en valeur le premier ou l’arrière-plan, le jeu des lignes, les profondeurs, couleurs, reflets, ombres, lumières… ? Quelques éléments et couleurs seront donc souvent dominants : symétrie parfaite parfois pour en imposer, ou décentrement du sujet principal pour mettre en valeur le regard du modèle, le ciel, la mer…

Attention au droit à l’image si vous exposez. Vous pouvez faire un croquis (masses principales et lignes directrices, quelques couleurs crayon ou aquarelle éventuellement) ou une photo.

En conclusion : choix du support par sa nature, forme, format en occupant l’espace un peu comme sur une scène de théâtre, puis choix du sujet à mettre en valeur.

Et comme souvent, on peut analyser ou faire à l’instinct. Un instinct quelque peu cultivé et éduqué, mais qui aurait conservé un peu de friche sauvage.