Archive pour la catégorie ‘ecrit’

Printemps des poètes

les mots sont à la fête en France pour le printemps des poètes, du 7 au 22 mars 2015, même à Aurillac.

C’est la 17e édition du Printemps des poètes.

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« Je sais que la poésie est indispensable, mais je ne sais pas à quoi »

Jean Cocteau.

Vous aimez les citations ? Sur le Forum de ce site.

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Poésie oui, dans l’écrit ou ailleurs, mais loin de tout conventionnel en référence absolue,

en fuyant ce qui pourrait être ennuyeux au lecteur, à l’auditeur, au public !

Rejeter le passé et l’Histoire… ou rejeter l’actuel ? Non, évidemment, mais à voir / N.L.

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L’île déserte qui se cache tant, hors du temps. Est-ce tentant ?
Nourris de poissons, d’air tiède, d’eau fraîche pas trop salée par les larmes parlées, de sexe à pile rechargeable et généreux comme un don d’orgasme, d’étoiles qui filent et hantent la nuit, loin des pantoufles de conventions.
Amen ! Ah, « mène moi z’y » avant que je ne sois… moisi aussi des petits et grands délires sans humour du monde / N.L.

CHARLIE A AURILLAC AUSSI

Charlie, le faux méchant d’Aurillac aussi, oh si !

Article de N. LE CLERC écrit à AURILLAC, pour moitié le lendemain du 7 janvier, date évènement.

– Pourquoi cet article sur un site qui ne traite pas d’actualité ? Car il est inclus dans l’album n°4 d’histoires surprenantes (disponible) parmi 40 textes : onglet Écrits

– D’autres événements associés ont eu lieu, notamment le 9 à l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes.

*

Charlie faisait des écrits et dessins satyriques sur tous les sujets qui gênent ceux qui n’acceptent pas la contradiction. On appelle ça la liberté d’expression qui argumente ou interroge dans une langue plus universelle que l’espéranto : le dessin… dans une langue plus universelle que la langue des cygnes, ces grands oiseaux tout blancs.

Parfois et ponctuellement, il diffusait par solidarité un dessin d’un autre journal collègue.

Tout cela était parfois considéré comme de l’impertinence, un manque de respect.

Difficile de se hâter d’exister comme athée parmi tant de clameurs religieuses affirmées.

En vérité, Charliberté craignait plus que tout le silence et la peur. Il chantait : « Faites l’humour, pas la guerre ». Mais la musique a des chapelles et d’autres ont compris : « Faites la mort, pas l’amour » !

Parfois, il se lâchait par une injure bête qui libère par un nom d’oiseau féroce : « Espèce de colombe de la paix » ! Un nom d’oiseau.

Avec la gène d’une surveillance policière des acteurs du journal, le soleil de la vie brillait, mais comme sous une cabine de bronzage.

crayons - Copie

Gommer… ou être dégommé

Un bras armé se sentait investi d’une mission ciblée de vérité et justice. Il a écrasé la petite fleur, mais elles repoussent quand le terreau le permet, d’autres fleurs mais plein de fleurs.

Les racines du mal étaient profondes et les cultures mises bout à bout sont devenues parfois taboues.

La colère animale instinctive a été difficile à retenir à la vue de cette tache de sang. Le silence n’est pas une meilleure attitude. Comme toujours, les réponses à froid se trouvent quelque part entre les deux. Réponses à froid en janvier ? Le fond de l’air effraie !

*

Les gens pensaient en plusieurs catégories désordonnées qui méritent le débat plus que les balles :

– Ceux qui étaient en colère sous le choc, avaient peur, ne se sentaient pas concernés, se sentaient bien plus concernés que les autres, ou qui n’aimaient pas ce journal engagé politiquement « pas comme eux ».

– Ceux qui confondaient le coupable et la victime, ou mélangeaient avec d’autres conflits.

– Ceux qui pensaient qu’on ne peut rien faire, ceux qui se sentaient salis, ceux qui voulaient récupérer, ceux qui s’interrogeaient sur la définition des mots sensibles et ceux qui disaient : « on veut vivre ensemble et marre des violences instinctives ».

– Ceux qui prenaient un peu de temps de réflexion avant d’agir, ou qui réagissaient de suite.

– Ceux qui pensaient que la communication des ondes va plus vite que les progrès dans l’équilibre des cerveaux.

– Il y avait ceux qui pensaient que ce n’était qu’un mort (un seul journal), donc beaucoup moins que les frères disparus sur d’autres terrains, des héros en quelque sorte !

– Ceux, différents, qui savaient que mille censures guettent dans tous les domaines.

– Il y avait ceux qui par l’action entraient en résistance, ou s’abonnaient au journal, ou regrettaient l’insouciance passée.

– Il y avait ceux qui pensaient qu’un attentat (à la pudeur) porte le même mot qu’un attentat (sanglant), que la vie est un jeu et qu’il y a match nul.

– Il y avait ceux qui pensaient que le moyen était sale mais que la victime l’avait  cherché, qu’on ne peux rire que de ce qui ne gène pas, que la poésie porte une petite veilleuse enfantine qui ne doit pas sortir au grand jour.

– Il y avait déjà ceux qui analysaient un peu pour comprendre pourquoi cette cible ? Était-il symbole d’une liberté qui vit de questions plus que de dogmes et fait peur dans sa forme de paratonnerre ?

La grande théorie du complot est-elle l’escabeau beau de la colère par un sentiment d’injustice ?

– Il y avait ceux qui se demandaient ce qui massacre ?

La conviction totale avec une bonne dose d’obéissance ? Le besoin d’une famille affective ou de pensée… ou l’amour des fleurs ?

– Certains pensaient : « Ne faut-il pas impérativement re lire chaque re ligion ? Différentes lunettes ? »

– D’autres se demandaient : « Une religion n’est-elle qu’un livre ancien qui voulait des règles de vie, qui voulait être défendue et mettait en garde des populations localisées d’une époque ? »

– Certains pensaient : « Que faire des conflits d’interprétations d’une religion, des notions de pureté exclusive, de terre réservée à une religion, de vrais et faux croyants, de vérité obligatoire etc ? »

Simple foi pour certains bien que très important pour beaucoup, ou islam politique ? Qui décide comment doit vivre et paraître un « bon » musulman ? Un courant minoritaire actif peut-il finir par s’imposer ?

La religion, un prétexte ?

Croire à une religion pour une paix intérieure ou s’égarer pour « foutre le bordel » ?

– Il y avait ceux qui étaient surtout intéressés par les soldes hivernales.

crayons

Etre ou ne pas être (William Shakespeare)

Faut-il donc éviter d’attiser et faire des petits reculs de liberté ?

En attendant, c’était le choix entre reprendre les caricatures et mettre de l’huile sur le feu des croyances qui ne supportent pas la contradiction… ou l’autocensure et la peur.

Les plumes sont-elles plus lourdes que le plomb des balles ?

Le sept janvier, leurs crayons ont écrit « les cons m’ont tuer » !

Alors, beaucoup de gens ont répété qu’on était tous des Charlie. Beaucoup ont pensé : « le rire est le propre de l’Homme. Tous en première ligne pour qu’il n’y ait plus de première ligne. Le terrorisme n’a pas de religion ».

Pour les survivants du journal et d’autres courageux, fallait-il changer le titre du journal, ou changer le fond éditorial prudemment et reculer ?

Faut-il faire de nouveau la une avec des fesses en gros plan et être mitraillé par tous les « porteurs de fesses  » culottés ?

Dieu seul le sait… mais quel Dieu ? Le vrai bien sûr, mais celui des aborigènes d’Australie ou celui des indiens d’Amérique ? La vérité « vraie »… à la tête de l’état !?

La croyance est-elle l’inverse de la connaissance ?

Mourir de mort naturelle, un luxe ?

En cette époque de valeurs qui ne savent plus où elles campent et donc de recherche de magie et chiffres magiques, une petite « règle de trois  » ? Pour qu’il y ait écoute aux valeurs qui font mènent à cela, il faut :

1 Déception   2 Fragilité   3 Recherche de valeurs

Un actif violent est la rencontre entre :

1 Idéologie   2 Homme armé   3 Victime

Inversion des valeurs ? Faire rire, mourir de rire sans mourir du rire !

De gré ou de force, le premier degré des choses est-il froid comme un degré météo proche du zéro ? Quand le froid est glaçant, faut-il garder son sang-froid ?

Le monde va-t-il à la guerre ? idéologies, richesses, religions, écologie…

Faut-il de l’action ou de l’inauguration de chrysanthèmes à gogo ? Faut-il faire une visite en « Autruchie » et la tête dans le sable en disant : « foutons-leur la paix, les frontières des pays sont en béton. Chacun chez soi et tout ira bien » ?

Nous vivons sur la même planète, donc ensemble.

En langage culinaire délicat, un chef étoilé pourrait dire : « Les sourires de bienveillance apaisés sont à une année lumière d’un hachis parmentier mal préparé aux mauvais ingrédients ».

Dans notre monde nécessairement mondialisé, qu’on en soit conscient ou pas, qu’on soit enrhumés ou pas dans notre vie et nos idées, on est et sera « toussent » concernés. Il faudra réinventer beaucoup et sans dogmes : identité, valeurs, organisation de la sécurité… Beaucoup voudraient des vérités simples, reposantes, carrées, rassurantes, corporatistes. Est-ce possible ?

*

Les moyens de ce genre d’idéologie qui veut s’imposer ? provoquer une :

– Autocensure

Compassion envers les auteurs de ces gestes (syndrome de Stockholm)

Guerre civile pour récupérer les marrons du feu

*

Paix, gentillesse… et unité autour de l’essentiel, de l’essence du ciel et de la terre.

C’était un geste pour souhaiter la bonne année… et santé en 2015.
C’était peut-être une note d’humour noir, un humour que tout le monde n’a pas !

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N.B. :

– Définition ironique possible d’un pays faussement libre sous forme d’avertissement ? Pays où l’on peut parler de tout, sauf des sujets importants !

– Parmi les réactions négatives que l’on peut comprendre, où est parti le deuxième degré tranquille, le recul d’une pensée indépendante personnelle, la dérision et l’incertitude dans les croyances ?

– Et si l’on n’a pas peur des métaphores relatives à l’époque des amphores, réécoutons pour ceux qui le veulent et peuvent se passer de passion fanatique, les derniers vers de la chanson « Mon vieux Joseph » de G. Moustaki, en prenant tant notre temps.

 *

Un nain humain est simplement un nain parfait.

S’il se questionne, c’est un nain décis. S’il est mort, c’est un nain fini. S’il vient d’un autre pays, c’est parfois un nain doux, ou un nain porté. S’il a d’autres pensées, c’est un nain pur… ou un nain tégriste. S’il dit trop, c’est un nain discret. S’il a un gourou, c’est un nain secte. S’il fait pipi partout et montre ses fesses, c’est un nain continent et un nain pudique.

Dérision avec un nain connu, mais pas avec nain porte qui ? Est-ce n’importe quoi ?

Histoires surprenantes n°4

Histoires surprenantes n°4

Sortie de l’album le 4 octobre 2014

*

Table des THÈMES du n°4 (différents des titres) :

Le rond et le carré
L’homme qui hésite
Transformer le monde
La sieste
Refaire le monde
La sélection biologique
Cicatriser ses blessures
Ne pas être dans la norme
La chlorophylle part à l’attaque
Le besoin d’être aimé
La nostalgie
Une époque pressée
Le harcèlement à l’école
L’origine de l’Homme
La justice doit tout résoudre
Une maladie rare et mal comprise
Le raciste
L’herbe est plus verte ailleurs
S’interroger ou pas
La rumeur
Tout faire… et partout
Difficultés de vie et communication
La machine à ragots
La fumée sans feu
Ce qu’il restera de nous
Un monde de douceur ?
L’humain préhistorique
La grosse révolte
Différentes façons de voir les choses
L’herbe est plus verte ailleurs ?
Un rêve d’évasion
L’hypocondriaque
L’artisan
La vie des bêtises
Charlie
S’engager ou pas
Un bonheur caché
Vivre entre deux chaises
Auschwitz
Née au mauvais endroit
Qui es-tu, toi qui tue ?
Aller au sud

Histoires surprenantes 4

Des textes plus roses ou bleus que ceux des albums précédents ? Non, toujours des histoires très différentes en 1 ou 2 pages… et surprenantes !

Voir Écrits par l’onglet Galeries.

Humour !!!

Laughing out loud lol :)

Faire sa biographie : Cantal, Aurillac… ou ailleurs

Ecriture : faites votre biographie. Chaque vie est unique, passionnante.

Racontez votre histoire, vos témoignages, souvenirs, voyages, émotions et écrivons ensemble le livre de votre vie, votre biographie.

Quel que soit votre âge, de 30 ans à beaucoup plus, un merveilleux cadeau, un témoin pour les générations futures, pour vos proches ou vous-même, un pont entre les générations.

Chacun a sa motivation intime pour livrer une partie de son existence, le doux ou le dur. Parfois, cela permet aussi d’apaiser des maux.

Quand on souhaite faire le point sur sa vie, pour soi ou pour transmettre un témoignage, on se demande par où commencer… 

On a parfois les mots pour le dire, pas toujours pour l’écrire.

Je vous apporterai la dynamique nécessaire pour aller au bout de cette démarche et m’engage à vous livrer un ouvrage fidèle à votre parole et à vos souvenirs, juste entre vous et moi.

Votre sensibilité s’alliera à mon style pour que l’écriture de votre histoire soit votre reflet.

*

Posez-vous la question rationnelle de la diffusion, de l’objectif de votre biographie. Cela modifie complètement le fond et la forme du texte :

– Travail sur vous-même (1 ou 2 recueils imprimés ?).

– Ecriture pour témoigner à votre famille (une vingtaine d’exemplaires ?).

– Ecriture pour une diffusion plus large, en autoédition avec des questionnement économiques et médiatiques.

– Démarche « professionnelle » avec des questionnement économiques et médiatiques lourds : réseaux, rentabilité, éditeurs.

Plume dorée qui ne dort pas

L’aventure d’une écriture…

Voir également sur ce site la page Cours d’écriture par l’onglet Cours, puis « Faire sa biographie » en bas de page.

Cours Aurillac : dessin, photo, écriture, peinture

PHOTO, PEINTURE, ECRITURE, SCULPTURE. Rien à voir ? la preuve en image !

Les notes de musique sont-elles les piquants de la rose ?

Cette musique est-elle « à l’eau de rose » ?

piano à queue

Ceci n’est pas un piano.
Poids informatique de l’image : plus léger qu’un piano à queue de poche.

 La suite du blog (l’essentiel) est dans les Entrées anciennes au bas de la page générale Blog.

 

Ecriture et livre : numéro ISBN et glossaire

Qu’est-ce qu’un numéro ISBN ?
C’est l’acronyme anglophone pour International Standard Book Number. Ce code permet d’identifier un livre, une édition ou un article lié à un ouvrage tels que les livres audio.
Utilisé depuis 1970, chaque livre publié dispose de son numéro ISBN.
En 2007, le numéro ISBN est passé de 10 à 13 chiffres.
Tout livre ayant été imprimé avant 1970 n’a donc pas de numéro ISBN.

Pourquoi rechercher un livre par ISBN ?
Les numéros ISBN sont utiles quand on recherche une édition d’un ouvrage.
Il permet également de différencier une version brochée d’une édition reliée.
Il varie également en fonction du pays où le livre a été publié.

Dans la pratique ? Donnez simplement le titre (et l’éditeur si possible) à votre libraire. C’est suffisant pour une recherche ou une commande à votre libraire.

Votre librairie ou un distributeur international ? Le lien social plutôt que l’exil fiscal… si possible bien sûr !

Gutenberg

Le livre pour tous

Glossaire d’abréviations :

br. : broché
cart. : cartonnage
cat. : catalogue
couv. : couverture
défr. : défraîchie
éd. : édition, éditeur
éd. or. ou E.O. : édition originale
ép. : époque
ex. : exemplaire
fasc. : fascicule
f. ou ff. : feuille(s)
fº ou in-fol. : in-folio
front. : frontispice
ill. : illustration
lith. : lithographie
num. : numéroté
p. ou pp. : page(s)
pag. : paginé
rel. : reliure, relié
rel. d’ép. : reliure d’époque
rel. post. : reliure postérieure
tr. : tranche
trad. : traduit, traduction
vol. : volume

La suite du blog est dans les Entrées anciennes en bas de page

Ecriture : la fable

– Définition :

Une fable, appelé aussi apologue, est une courte fiction, un conte en vers ou en prose qui donne de façon plaisante une leçon de vie, de prudence. Elle se caractérise par la mise en scène d’animaux le plus souvent, d’êtres humains ou d’autres entités.
C’est en faisant agir les animaux que la fable se distingue des genres similaires, l’allégorie et le conte.

Une morale est souvent exprimée ou implicite.

 *

Les fables se retrouvent dans bien des cultures. Elles ont été souvent transformées par le narrateur, le philosophe, le poète ou le conteur au fil des siècles.

– Un exemple : Le corbeau et le renard

Le corbeau et le renard apparaît chez Ésope (poète Grec du VIe siècle av. J.C.) à qui on attribue la fable comme genre littéraire. Il a été repris par Phèdre (premier siècle ap. J.C.).

C’est l’une des quelques 414 fables en vers de La Fontaine… et pas la moins célèbre.

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– Texte d’Ésope en Grec ancien :

Esope : Renard et Corbeau

Esope : Renard et Corbeau

– Traduction de Daniel Loayza (Ésope, fables – Flammarion) :

Traduction avec libertés, mais destinée à en faciliter la lecture en Grec, donc un peu lourde par l’exactitude.

Un corbeau avait enlevé un morceau de viande, puis s’était perché sur un arbre.

Un renard l’aperçut.

Voulant s’emparer de sa viande, il vint se tenir devant lui et entreprit de louer sa belle taille et sa prestance ; en outre, nul autre oiseau ne méritait plus que lui la royauté, qu’il aurait sans doute obtenue, pour peu qu’il eût de la voix !

Le corbeau, pour lui prouver qu’il en avait bien, laissa tomber la viande et croassa de toutes ses forces. Alors le renard se précipita et, saisissant la viande : « O corbeau », déclara-t-il, « si tu avais aussi de la cervelle, il ne te manquerait rien pour régner sur tous les animaux ! »

Cette fable s’applique aux imbéciles.

– Fable de La Fontaine réécrite… et en vers :

Maître Corbeau, sur un arbre perché,

Tenoit en son bec un fromage.

Maître Renard, par l’odeur alléché,

Lui tint à peu près ce langage :

 » Hé ! bonjour, monsieur du Corbeau.

Que vous êtes joli ! Que vous me semblez beau !

Sans mentir, si votre ramage

Se rapporte à votre plumage,

Vous êtes le phénix des hôtes de ces bois. »

A ces mots, le Corbeau ne se sent pas de joie ;

Et pour montrer sa belle voix,

Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.

Le Renard s’en saisit, et dit : « Mon bon monsieur,

Apprenez que tout flatteur

Vit aux dépens de celui qui l’écoute :

Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. »

Le Corbeau, honteux et confus,

Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendroit plus.

– Détournement : (d’autres versions existent, notamment argotiques…)

Le corbeau sur un arbre perché

Ne foutait rien de la journée.

Le lapin voyant le corbeau
L’interpella et lui dit aussitôt:
Moi aussi, comme toi, puis je m’asseoir…
Et ne rien foutre du matin jusqu’au soir ?
Le corbeau lui répondit de sa branche :
Bien sûr, ami à la queue blanche,
Dans l’herbe verte tu peux te coucher
Et ainsi de la vie profiter.
Blanc lapin s’assit alors par terre,
Et sous l’arbre resta à ne rien faire,
Tant et si bien qu’un renard affamé,
Voyant ainsi le lapin somnoler,
S’approcha du rongeur en silence,
Et d’une bouchée en fit sa pitance

Moralité :
Pour rester assis à ne rien branler
Il vaut mieux être très haut placé…

(Si vous êtes « haut placé », un peu d’humour, merci !)

Albums d’histoires surprenantes

Le 11 ème album est en cours d’écriture : Histoires surprenantes n°4

17 histoires à ce jour, soit 1/2 album. Chaque histoire est un gros travail de recherche d’idées.

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Les titres de ce n°4 d’Histoires surprenantes, à demi terminé :

La ronde des cubes, Oui ou non, Le défi, La sieste, Le photoagrafeur, Les beaux enfants, Le remède de ch’val, En avance sur son temps, Pas de fumée sans feu, Aimés, Le monteur nostalgique, Vite, L’école des points virgules, L’Histoire selon St Délire, Y’a pas d’raison, Une maladie pas drôle, Le père Noël…

Il sera terminé… dans 6 mois ? Mais les autres sont disponibles !

 *

– Vous pouvez consulter la page Écrits par l’onglet Galerie.

2 textes de la série « Histoires surprenantes » sont disponibles en onglets parents d’Écrits.  

– Vous pouvez aussi consulter l’article du Blog du 17 novembre 2012

 

La simple force des mots qui font l’image dans la tête.

bougie

Histoires surprenantes

Formats de papier : peinture, écriture, photo…

Formats papier

Formats papier

 Formats normés français : ces formats sont normalisés par l’AFNOR. Leurs noms sont hérités des filigranes qu’ils portaient quand ces papiers étaient fabriqués à la main, ce qui reste le cas pour certains papiers d’art.
Dénominations et format (en cm)
Cloche                                      30 × 40
Pot ou écolier                          31 × 40
Tellière                                    34 × 44 (ancienne administration française)
Couronne écriture                 36 × 46
Couronne édition                  37 × 47
Roberto                                    39 × 50 (dessin anatomique)
Écu                                         40 × 52
Coquille                                   44 × 56
Carré                                       45 × 56
Cavalier                                   46 × 62
Demi-raisin                           32,5 × 50
Raisin                                     50 × 65 (dessin)
Double raisin                        65 × 100
Jésus                                      56 × 76 (atlas des sentiers et chemins vicinaux)
Soleil                                     60 × 80
Le colombier affiche            60 × 80
Colombier commercial       63 × 90
Petit Aigle                               70 × 94
Grand Aigle                      75 × 106 (plans cadastraux primitifs, cadastre napoléonien…)
Grand Monde                        80 × 120
Univers                                100 × 130

Facebook Nicolas Le Clerc, peintre d’art, Aurillac

Texte mis en ligne sur Facebook

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Friandise de Noël : recette du marron glacé

Un gros marron venu de Corrèze, rond, lisse, nu et sans épines, roulait boulait par les chemins.
De Tulle à Brive, il était dans la poche du confiseur sans nul épice exotique, naturel et doux, donc peu hindou.
Son rêve ? Connaître le blanc de neige et de sucre glacé.

Les secrets de la recette ?
– Un épluchage soigné, pas trop brisé et un sirop de confiserie.
– Un beau papier comme à Noël et une boîte bien isolée pour s’abriter de l’ours blanc, du froid qui pèle… et des gourmands goulus qui exagèrent.

Après la pause du sirop, le marron part hors de la ville. Il va se mettre au vert, puis au blanc dans le grand nord glacé. Il nous revient entre le pouce et l’index, dans un silence gustatif.
Pour se servir, il n’y a nul besoin de cuillère en argent ni de louche gonflée comme un décolleté au regard qui louche.

Les yeux fermés, oubliez tout en vous léchant les doigts.

© N. Le Clerc

Ces lignes sont tirées d’un texte du dernier album : Histoires surprenantes  n°3

Voir l’onglet Écrits du site (par Galerie)