Archive pour janvier 2015

Acheter de l’art

Acheter légalement à un peintre professionnel.

C’est acheter un morceau de cœur.
C’est une part de vie et communication qui ne vaut que si elle est reçue.
Ce sont des années d’expérimentation, de tentatives, de joies.

C’est aussi donner motivation et moyen à un artisan.

A partir de… pas cher. Bonnes remises permanentes à l’atelier d’Aurillac.

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L’art est du jus de rêve qui ne se mange ni se boit. Est-il utile ?

Est-il preuve et raison d’être de l’humanité ?

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Essentiel du blog dans les « Entrées anciennes » en bas de page

CHARLIE A AURILLAC AUSSI

Charlie, le faux méchant d’Aurillac aussi, oh si !

Article de N. LE CLERC écrit à AURILLAC, pour moitié le lendemain du 7 janvier, date évènement.

– Pourquoi cet article sur un site qui ne traite pas d’actualité ? Car il est inclus dans l’album n°4 d’histoires surprenantes (disponible) parmi 40 textes : onglet Écrits

– D’autres événements associés ont eu lieu, notamment le 9 à l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes.

*

Charlie faisait des écrits et dessins satyriques sur tous les sujets qui gênent ceux qui n’acceptent pas la contradiction. On appelle ça la liberté d’expression qui argumente ou interroge dans une langue plus universelle que l’espéranto : le dessin… dans une langue plus universelle que la langue des cygnes, ces grands oiseaux tout blancs.

Parfois et ponctuellement, il diffusait par solidarité un dessin d’un autre journal collègue.

Tout cela était parfois considéré comme de l’impertinence, un manque de respect.

Difficile de se hâter d’exister comme athée parmi tant de clameurs religieuses affirmées.

En vérité, Charliberté craignait plus que tout le silence et la peur. Il chantait : « Faites l’humour, pas la guerre ». Mais la musique a des chapelles et d’autres ont compris : « Faites la mort, pas l’amour » !

Parfois, il se lâchait par une injure bête qui libère par un nom d’oiseau féroce : « Espèce de colombe de la paix » ! Un nom d’oiseau.

Avec la gène d’une surveillance policière des acteurs du journal, le soleil de la vie brillait, mais comme sous une cabine de bronzage.

crayons - Copie

Gommer… ou être dégommé

Un bras armé se sentait investi d’une mission ciblée de vérité et justice. Il a écrasé la petite fleur, mais elles repoussent quand le terreau le permet, d’autres fleurs mais plein de fleurs.

Les racines du mal étaient profondes et les cultures mises bout à bout sont devenues parfois taboues.

La colère animale instinctive a été difficile à retenir à la vue de cette tache de sang. Le silence n’est pas une meilleure attitude. Comme toujours, les réponses à froid se trouvent quelque part entre les deux. Réponses à froid en janvier ? Le fond de l’air effraie !

*

Les gens pensaient en plusieurs catégories désordonnées qui méritent le débat plus que les balles :

– Ceux qui étaient en colère sous le choc, avaient peur, ne se sentaient pas concernés, se sentaient bien plus concernés que les autres, ou qui n’aimaient pas ce journal engagé politiquement « pas comme eux ».

– Ceux qui confondaient le coupable et la victime, ou mélangeaient avec d’autres conflits.

– Ceux qui pensaient qu’on ne peut rien faire, ceux qui se sentaient salis, ceux qui voulaient récupérer, ceux qui s’interrogeaient sur la définition des mots sensibles et ceux qui disaient : « on veut vivre ensemble et marre des violences instinctives ».

– Ceux qui prenaient un peu de temps de réflexion avant d’agir, ou qui réagissaient de suite.

– Ceux qui pensaient que la communication des ondes va plus vite que les progrès dans l’équilibre des cerveaux.

– Il y avait ceux qui pensaient que ce n’était qu’un mort (un seul journal), donc beaucoup moins que les frères disparus sur d’autres terrains, des héros en quelque sorte !

– Ceux, différents, qui savaient que mille censures guettent dans tous les domaines.

– Il y avait ceux qui par l’action entraient en résistance, ou s’abonnaient au journal, ou regrettaient l’insouciance passée.

– Il y avait ceux qui pensaient qu’un attentat (à la pudeur) porte le même mot qu’un attentat (sanglant), que la vie est un jeu et qu’il y a match nul.

– Il y avait ceux qui pensaient que le moyen était sale mais que la victime l’avait  cherché, qu’on ne peux rire que de ce qui ne gène pas, que la poésie porte une petite veilleuse enfantine qui ne doit pas sortir au grand jour.

– Il y avait déjà ceux qui analysaient un peu pour comprendre pourquoi cette cible ? Était-il symbole d’une liberté qui vit de questions plus que de dogmes et fait peur dans sa forme de paratonnerre ?

La grande théorie du complot est-elle l’escabeau beau de la colère par un sentiment d’injustice ?

– Il y avait ceux qui se demandaient ce qui massacre ?

La conviction totale avec une bonne dose d’obéissance ? Le besoin d’une famille affective ou de pensée… ou l’amour des fleurs ?

– Certains pensaient : « Ne faut-il pas impérativement re lire chaque re ligion ? Différentes lunettes ? »

– D’autres se demandaient : « Une religion n’est-elle qu’un livre ancien qui voulait des règles de vie, qui voulait être défendue et mettait en garde des populations localisées d’une époque ? »

– Certains pensaient : « Que faire des conflits d’interprétations d’une religion, des notions de pureté exclusive, de terre réservée à une religion, de vrais et faux croyants, de vérité obligatoire etc ? »

Simple foi pour certains bien que très important pour beaucoup, ou islam politique ? Qui décide comment doit vivre et paraître un « bon » musulman ? Un courant minoritaire actif peut-il finir par s’imposer ?

La religion, un prétexte ?

Croire à une religion pour une paix intérieure ou s’égarer pour « foutre le bordel » ?

– Il y avait ceux qui étaient surtout intéressés par les soldes hivernales.

crayons

Etre ou ne pas être (William Shakespeare)

Faut-il donc éviter d’attiser et faire des petits reculs de liberté ?

En attendant, c’était le choix entre reprendre les caricatures et mettre de l’huile sur le feu des croyances qui ne supportent pas la contradiction… ou l’autocensure et la peur.

Les plumes sont-elles plus lourdes que le plomb des balles ?

Le sept janvier, leurs crayons ont écrit « les cons m’ont tuer » !

Alors, beaucoup de gens ont répété qu’on était tous des Charlie. Beaucoup ont pensé : « le rire est le propre de l’Homme. Tous en première ligne pour qu’il n’y ait plus de première ligne. Le terrorisme n’a pas de religion ».

Pour les survivants du journal et d’autres courageux, fallait-il changer le titre du journal, ou changer le fond éditorial prudemment et reculer ?

Faut-il faire de nouveau la une avec des fesses en gros plan et être mitraillé par tous les « porteurs de fesses  » culottés ?

Dieu seul le sait… mais quel Dieu ? Le vrai bien sûr, mais celui des aborigènes d’Australie ou celui des indiens d’Amérique ? La vérité « vraie »… à la tête de l’état !?

La croyance est-elle l’inverse de la connaissance ?

Mourir de mort naturelle, un luxe ?

En cette époque de valeurs qui ne savent plus où elles campent et donc de recherche de magie et chiffres magiques, une petite « règle de trois  » ? Pour qu’il y ait écoute aux valeurs qui font mènent à cela, il faut :

1 Déception   2 Fragilité   3 Recherche de valeurs

Un actif violent est la rencontre entre :

1 Idéologie   2 Homme armé   3 Victime

Inversion des valeurs ? Faire rire, mourir de rire sans mourir du rire !

De gré ou de force, le premier degré des choses est-il froid comme un degré météo proche du zéro ? Quand le froid est glaçant, faut-il garder son sang-froid ?

Le monde va-t-il à la guerre ? idéologies, richesses, religions, écologie…

Faut-il de l’action ou de l’inauguration de chrysanthèmes à gogo ? Faut-il faire une visite en « Autruchie » et la tête dans le sable en disant : « foutons-leur la paix, les frontières des pays sont en béton. Chacun chez soi et tout ira bien » ?

Nous vivons sur la même planète, donc ensemble.

En langage culinaire délicat, un chef étoilé pourrait dire : « Les sourires de bienveillance apaisés sont à une année lumière d’un hachis parmentier mal préparé aux mauvais ingrédients ».

Dans notre monde nécessairement mondialisé, qu’on en soit conscient ou pas, qu’on soit enrhumés ou pas dans notre vie et nos idées, on est et sera « toussent » concernés. Il faudra réinventer beaucoup et sans dogmes : identité, valeurs, organisation de la sécurité… Beaucoup voudraient des vérités simples, reposantes, carrées, rassurantes, corporatistes. Est-ce possible ?

*

Les moyens de ce genre d’idéologie qui veut s’imposer ? provoquer une :

– Autocensure

Compassion envers les auteurs de ces gestes (syndrome de Stockholm)

Guerre civile pour récupérer les marrons du feu

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Paix, gentillesse… et unité autour de l’essentiel, de l’essence du ciel et de la terre.

C’était un geste pour souhaiter la bonne année… et santé en 2015.
C’était peut-être une note d’humour noir, un humour que tout le monde n’a pas !

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N.B. :

– Définition ironique possible d’un pays faussement libre sous forme d’avertissement ? Pays où l’on peut parler de tout, sauf des sujets importants !

– Parmi les réactions négatives que l’on peut comprendre, où est parti le deuxième degré tranquille, le recul d’une pensée indépendante personnelle, la dérision et l’incertitude dans les croyances ?

– Et si l’on n’a pas peur des métaphores relatives à l’époque des amphores, réécoutons pour ceux qui le veulent et peuvent se passer de passion fanatique, les derniers vers de la chanson « Mon vieux Joseph » de G. Moustaki, en prenant tant notre temps.

 *

Un nain humain est simplement un nain parfait.

S’il se questionne, c’est un nain décis. S’il est mort, c’est un nain fini. S’il vient d’un autre pays, c’est parfois un nain doux, ou un nain porté. S’il a d’autres pensées, c’est un nain pur… ou un nain tégriste. S’il dit trop, c’est un nain discret. S’il a un gourou, c’est un nain secte. S’il fait pipi partout et montre ses fesses, c’est un nain continent et un nain pudique.

Dérision avec un nain connu, mais pas avec nain porte qui ? Est-ce n’importe quoi ?

L'huile sur le feu

Faut-il ajouter de l’huile sur le feu ?
Poser clairement et expliquer les valeurs ?

Se sentir blessé ?
Préférer une image de fleur bleu ciel ?

Objectif autocensure : peur et soumission pour gagner la paix.

Charlie_Aurillac

Charlie dans toutes les langues, sauf dans la langue de bois, la langue au chat, la langue d’Ésope (la meilleure ou la pire des choses)… et la langue de belle-mère !